Mes Coups de Coeur

Presque 10 ans et demi de Blogue,ça avait commencé avec le sujet « Mes coups de coeur », de Chimène Badi, en ce dimanche 7 octobre 2007 sur Blogger ,que de souvenir 😉

Blog a Téodulle

Chimène Badi c’est un merveilleux mélange de Catherine Lara et de Lara Fabian .
Chimène Badi cette chanteuse chante merveilleusement bien et avec sa pièce Toutes les mêmes de l’album Le miroire,elle le rend bien.
Ça parle des femmes de tout les peuples de la terre ,avec aisance!
Bon succès a Chimène Badi!
REF.:T30

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Votre crème solaire, pas aussi efficace que vous le pensez

Une étude récente a découvert que certaines crèmes solaires n’offrent pas la protection annoncée. Découvrez lesquelles.

On nous vend l’idée qu’un FPS plus élevé offre la protection la plus efficace contre les rayons UV. Dans les faits, aucune étude à ce jour n’a démontré qu’un FPS de plus de 50 soit réellement meilleur. Qui plus est, certains produits qui annoncent une protection supérieure ne satisfont pas les critères, créant ainsi un faux sentiment de sécurité chez l’utilisateur. L’agence Consumer Reports a analysé 70 marques différentes d’écrans solaires et a découvert que 43 % des produits étudiés offraient une couverture inférieure à celle annoncée.

L’étude s’est portée sur les lotions, les vaporisateurs et les tubes, toutes formules confondues. Les résultats démontrent que seules 26 % des formules minérales, qui utilisent des ingrédients tels que le dioxyde de titane et/ou l’oxyde de zinc, offrent la protection annoncée sur l’emballage, contre 58 % des produits à base chimique, une tendance observée depuis quatre ans.

17 marques disponibles au Canada et aux États-Unis se sont retrouvées sur la liste des produits recommandés, incluant plusieurs produits de Coppertone, La Roche-Posay, Neutrogena et Avon. Les meilleurs conseils pour se protéger demeurent d’appliquer un écran solaire de 15 à 30 minutes avant l’exposition au soleil, d’éviter l’exposition prolongée, surtout durant la période de pointe entre 10 h et 16 h et de réappliquer l’écran solaire régulièrement. Consumer Reports a cependant tenu à spécifier que leur méthode d’essai différait de celle utilisée par les compagnies à l’origine des produits et la FDA (« Food and Drug Administration ») ce qui explique la différence dans les résultats obtenus.

Voici quelques-uns des produits recommandés :

–    Aveeno Active Naturals Protect + Hydrate, FPS 30

–    Banana Boat Sun Comfort en vaporisateur, FPS 50

–    Avon Sun + pour le visage, FPS 40

–    Equate Sport, FPS 30

–    Neutrogena Beach Defense, FPS 70

–    La Roche-Posay Anthelios lotion ultra-fluide, FPS 60

–    Coppertone Water Babies, FPS 50

On nous le répète depuis fort longtemps : il faut appliquer de la crème solaire afin de se protéger du cancer et du vieillissement prématuré de la peau. Or, des études réalisées par des chercheurs démontrent que les ingrédients contenus dans les produits solaires seraient néfastes, voire même dangereux pour notre santé. Que faire dans ce cas? La question se pose !

Une récente étude de l’Environmental Working Group (EWG) affirme que plus de 80 % des écrans solaires ne respectent pas leur promesse et sont dangereux pour la santé. Pour arriver à cette statistique, l’organisme dédié à la protection de la santé, mais aussi de l’environnement a analysé 1700 produits disponibles aux États-Unis et au Canada.

Certains produits ressortent comme étant plus dangereux, en raison notamment de l’utilisation de l’oxybenzone – un perturbateur endocrinien- et du retinyl palmitate – une forme de vitamine A- instable au soleil. Cependant, il faut faire des nuances selon le Dr. Ari Demirjian, dermatologue à Montréal. « On ne peut pas dire que ces produits sont toxiques, puisque Santé Canada n’a pas émis d’avis quant à un de ces ingrédients là. Toutefois, explique-t-il, ces produits (oxybenzone et rétinol de palmitate) causent des controverses et on peut facilement les éviter en choisissant des crèmes solaire qui n’en contiennent pas.»

Des compagnies proposent également des crèmes dont le facteur de protection solaire (FPS) est supérieur à 70. Or, selon l’EWG, aucune étude ne prouve qu’un FPS supérieur à 50 offre une réelle protection supplémentaire. Pire encore, cela peut augmenter le sentiment de sécurité des gens, selon le Dr Demirjian. « Un FPS plus élevé ne veut pas dire qu’on est mieux protégé explique-t-il. Un FPS de 30 suffit pour la majorité des gens. Pour les gens qui souffrent de problèmes particuliers, on peut se rendre à 50.» Un FPS supérieur à 60 peut devenir dangereux selon lui. «Les gens croient qu’ils peuvent en mettre une fois seulement et qu’ils sont protégés pour toute la journée. Or, il faut en appliquer aux deux heures, peu importe le FPS utilisé.»

Certains produits de marque Neutrogena, Banana Boat et Coppertone, ,sont notamment visés par l’étude réalisée par l’EWG.Un exemple, la crème Coppertone sport approuvée par l’association Canadienne de dermatologie contiennent les ingrédiens douteux comme le retinyl palmitate et de l’oxybenzone,tous deux produit par la cie Schering-Plough Canada inc une filiale de la cie a scandale Merck & Co. inc.La meilleur marque tablette chez le pharmacien est Hawaiian tropic qui est reconnue aussi par l’association Canadienne de dermatologie et fabriqué par la cie responsable Edgewell personal care Canada.

Nota: Merck était impliqué dans des scandales comme le médicament Vioxx, elle a décidé de verser 4,85 milliards USD pour mettre un terme aux poursuites judiciaires4.Cela après que la Food and Drug Administration ait estimé que le Vioxx est responsable de 88 000 à 139 000 crises cardiaques14,dont 27 785 décès, entre 1999 et 200315.Et pour la Gardasil : selon l’étude clinique de phase III approuvée aux États-Unis par la Food and Drug Administration (FDA), le vaccin Gardasil augmenterait selon cette étude le risque d’avoir des lésions précancéreuses, et donc un risque de développer le cancer, et a donc dans ce cas l’effet inverse de celui voulu5.Des jeunes filles ont développé, à la suite de leur vaccination, une maladie auto-immune comme la sclérose en plaques (SEP), ou le lupus.

Et tous ces médicaments ont été commercialisés même si en laboratoire ,des sujets cobaye en mourraient !

Merck est  financièrement performant mais socialement parlant extrêmement irresponsable !$! 

Comment bien choisir son écran solaire

Après plusieurs études, certains ingrédients sont pointés du doigt. On les accuse notamment d’irriter la peau ou de causer des allergies, d’être possiblement responsable en ce qui concerne les dérèglements hormonaux, mais aussi d’être plutôt instable chimiquement au soleil. Voici donc une liste des ingrédients à privilégier et ceux à éviter.

Ingrédients à privilégier :

  • Parsol 1789 ou avobenzone avec Mexoryl (SX et XL) ou octocrylène
  • Tinosorb (ou bemotrizinol)
  • Oxyde de zinc
  • Dioxyde de titane
  • À privilégier également : porter un chapeau et des lunettes lors d’exposition entre 10 et 14 h. N’oubliez pas d’appliquer de la crème solaire régulièrement, et de 15 à 30 minutes avant de s’exposer. Il faut également réappliquer de la crème solaire après la baignade ou une activité intense.
  • Pour les bébés de plus de six mois et les enfants, le Dr. Ari Demirjian suggère une protection minéral (Oxyde de zinc ou dioxyde de titane)

Ingrédients à éviter : 

  • Oxybenzone
  • Retinyl palmitate
  • Benzophénones
  • Octyl-méthoxycinnamate (OMC)
  • Méthylbenzylidène camphre (4-MBC)
  • Benzylidène camphre (3-BC)
  • PABA (acide para-amonibenzoïque)
  • Produits parfumés
  • Les écrans solaires en aérosol (on est plus susceptible de respirer des produits chimiques qui pénètrent profondément dans les poumons)
  • Un SPF supérieur à 50

Les rayons UV, un ennemi à considérer.

Les rayons UV, un ennemi à considérer.

Une application pour téléphones intelligents

L’EWG offre une application intéressante pour téléphone intelligent : Skin Deep. Vous n’avez qu’à rentrer le code-barre du produit dans votre téléphone intelligent pour y obtenir les informations sur le produit, ainsi qu’une note sur 10. Malheureusement, tous les produits du Québec n’y sont pas répertoriés, l’organisme étant basé aux États-Unis.

Comment agit la crème solaire ?

La crème solaire agit comme un filtre pour les rayons UV. Pour être vraiment efficace, votre choix doit s’arrêter sur une crème à large spectre, qui agit à la fois contre les rayons UVA et UVB.

Dans chaque crème solaire, on retrouve deux filtres : les physiques et les chimiques. 

Les filtres physiques : ils protègent la peau en réfléchissant les rayons du soleil. Ce sont eux qui peuvent parfois donner une coloration blanchâtre à la peau. Avec les années, ils ont été grandement améliorés) Les filtres chimiques, quant à eux, absorbent les rayons du soleil. Attention toutefois, certains filtres n’absorbent qu’un seul type de rayon.

Sources.: Passeport Santé | EWG | Dr. Ari Demirjian

Sources.: Web MD | Consumer Reports

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Blog référencement: Optimisation des moteurs de recherche pour se classer plus haut dans Google


Astuces SEO simples pour les blogueurs de se classer plus haut dans Google:(Optimisation pour les moteurs de recherche (en anglais Search engine optimization : SEO)).

SEO est au sommet de l’esprit de chaque blogueur et c’est un mot qui se balancent beaucoup, mais peu de gens savent quoi faire avec SEO quand il s’agit de faire de leurs sites un rang plus élevé. Les bonnes nouvelles sont que WordPress nous aide avec beaucoup de problèmes majeurs que les utilisateurs non-Wordpress pourraient avoir, quand il s’agit de SEO.
Le Yoast SEO Plugin (nous avons une série complète de vidéos sur ce plugin dans la section des membres de Blogging.org) couvre la plupart des bases et vous permet de créer des mots clés, un titre SEO et une méta description pour chaque blog avec lequel vous allez vivre. il vous permet également de voir exactement à quoi ressemblera votre liste de recherche lorsqu’elle est indexée et trouvée par un utilisateur de recherche.
WordPress SEO par Yoast
Cet outil en soi est l’une de vos meilleures ressources lorsqu’il s’agit de créer une base SEO puissante pour votre site … cependant, il y a encore beaucoup d’autres que vous pouvez améliorer aussi! Voici quelques-uns d’entre eux.Conseils SEO simples pour les blogueurs
Cet outil en soi est l’une de vos meilleures ressources lorsqu’il s’agit de créer une base SEO puissante pour votre site … cependant, il y a encore beaucoup d’autres que vous pouvez améliorer aussi! Voici quelques-uns d’entre eux.
Conseils SEO pour les blogueurs# 1 – Écrire des en-têtes et du contenu pour les gens, pas les moteurs de recherche
Fini le temps où vous pouvez classer en haut des résultats de recherche en insérant des mots-clés dans votre contenu et en utilisant le nom de domaine exact, le nom du site et les noms de poste. Au lieu de cela, vous devez écrire du contenu et des titres qui s’adressent à votre public, tout en lisant bien et en incluant vos mots-clés cibles.
Trouver le juste milieu entre le fait de simplement mettre le mot clé cible comme titre et de trouver quelque chose de trop complexe est la partie la plus compliquée.
Voici quelques exemples de titres qui fonctionneraient bien pour «bloguer» du contenu connexe. J’ai mis en italique le mot-clé pour lequel vous essayez de vous classer, tout en ajoutant une touche ou un champ d’intérêt.

    Comment installer WordPress sur HostGator
    
Comment démarrer un blog (Guide de débutant gratuit 7 étapes)
    
Top 3 des sites d’hébergement Web gratuits sans publicité
La prochaine fois que vous écrivez un titre pour votre blog, assurez-vous de le lire à haute voix et demandez-vous si cela sonne bien, attire l’intérêt et inclut également votre mot-clé cible.# 2 – Link Building est toujours très important
Même si Google claque des sites dans les résultats de recherche pour leurs efforts de construction de liens «artificiels», le succès de nombreux sites de premier rang dans les résultats de recherche revient en fin de compte au lien vers leur site. Donc, avec toute cette confusion qui se passe avec la construction de liens, comment pouvez-vous savoir qui ont raison?
Voici quelques méthodes qui fonctionnent encore bien pour les sites et les blogs de toutes tailles.

    Guest Blogging – Oui, les blogs invités fonctionnent toujours bien, lorsqu’ils sont bien faits. Si vous allez concentrer vos efforts sur les blogs invités, assurez-vous que vous écrivez des articles de qualité de plus de 1000 mots qui offrent une valeur réelle. Le but ici est de ne pas créer de contenu en ligne, mais aussi d’être accepté par les meilleurs sites. Aussi concentrer vos efforts sur les blogs qui sont dans votre propre niche – blogueur invité sur les blogs pertinents dans votre créneau est la clé.
    
Internal Link Building – Votre blog a probablement déjà un tas de contenu et de mise en ligne avec de nouveaux articles quotidiens. Dans chacun de ces messages, vous devriez créer des liens internes qui envoient les utilisateurs vers d’autres pages de votre site. Cela permet également à Google d’explorer votre site et de voir le texte d’ancrage.
    
Infographie – Une autre excellente façon de créer des liens vers votre site est l’utilisation de l’infographie. Lorsque vous créez et distribuez des infographies pour votre site, assurez-vous que le contenu est de haute qualité et original. Pour obtenir plus de promotion et des liens de haute qualité vers votre site, essayez de contacter d’autres blogs d’autorité dans votre espace pour voir s’ils souhaitent partager l’infographie avec leur audience. L’un des articles les plus liés à ce site est une infographie que nous avons créée sur les meilleures sociétés d’hébergement Web. Essayez quelque chose de similaire dans votre créneau!
Meilleur hébergement Web gratuit# 3 – Mettre l’accent sur vos mots clés avant d’écrire du contenu
Celui-ci semble assez évident, mais pour de nombreux blogueurs et propriétaires de sites, c’est un bon rappel de l’importance de « l’accent sur les mots clés ». Avant d’écrire votre prochain article et d’essayer de classer pour un mot-clé de profit, il est important que vous fassiez quelques recherches sur ce mot-clé en premier. Voici quelques choses que vous devriez rechercher.

    Combien de personnes recherchent ce mot clé par mois?
    
Quelle qualité de sites sont classés sur la première page de ce mot-clé?
    
Puis-je créer un article de qualité 750+ axé autour de ce mot-clé?
Ce n’est pas seulement le mot-clé principal que vous essayez de classer qui sera important, car l’article se classera probablement pour plusieurs mots-clés à longue queue. Passez 10 à 15 minutes de plus avant d’écrire votre article de blog pour regarder vos mots-clés désirés et voir ce que le concours de recherche et la vitesse du site équivaut à des classements plus élevés.
 En plus de tous les nouveaux algorithmes et pénalités que Google a mis en place pour les classements de sites, ils considèrent également la vitesse du site comme un autre facteur majeur dans le processus de classement. C’est vrai, et cela pourrait affecter votre site dès maintenant! 

3D Get Speed ​​Test
 Pas cher,
 CrosswordEven si vous avez le meilleur contenu du site et la meilleure concentration sur vos mots clés et titres, une page de chargement lente pour votre site pourrait vous empêcher d’atteindre plus haut classements.Un excellent moyen d’augmenter les temps de chargement de votre site est de s’assurer que sont configurés avec un hébergeur de qualité qui offre un temps d’arrêt minimal. Vous devez également vous assurer que vous utilisez un thème WordPress de haute qualité et fiable et ne pas obstruer votre site avec beaucoup de plugins WordPress inutilisés. 

Enfin, si vous avez un trafic décent qui coule à travers votre site ou un site graphique lourd, vous devriez envisager également d’utiliser un CDN (réseau de diffusion de contenu). Nous utilisons actuellement MaxCDN pour héberger toutes les images sur ce blog, ce qui leur permet de se charger plus rapidement, car elles sont hébergées séparément sur des serveurs partout dans le mot et sont également mises en cache pour offrir des problèmes de vitesse et de performance optimaux.  

Rank Higher ,Comme vous pouvez le voir, nous n’avons fait qu’effleurer la surface pour le référencement (sur site et hors site), tout en mentionnant aussi un peu la construction de liens. Tout d’abord … ne construisez pas de liens spam vers votre site. Cela ne fera que tuer vos chances de rester propre avec Google et si vous obtenez une pénalité, cela pourrait entraîner des milliers de dollars de perte de trafic et de contrôle des dommages après les mots.En plus de rester propre avec votre bâtiment lien, assurez-vous que la qualité de votre contenu est également très élevé. Oui, Google pénalise également les sites pour un contenu de qualité médiocre.  
Blogs utilisés pour rechercher des articles de plus de 500 mots, maintenant ils se concentrent sur 750-1000 + minimums – vous devriez faire la même chose.Suivez ces conseils et prenez le temps d’effectuer la recherche mot-clé nécessaire pour créer un contenu étonnant pour votre public et il y a nul doute que vous verrez vos sites se classer plus haut dans les résultats de recherche en un rien de temps!

REF.:

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Une intelligence artificielle peut-elle prédire la mort ?

Jusqu’où ira l’intelligence artificielle ?

  • LA RECHERCHE • Plusieurs techniques sont mises au point pour apprendre aux machines à réfléchir. Si l’ordinateur arrive même à tirer les leçons de ses erreurs, il est encore loin de réussir à fonctionner comme notre cerveau.
  • LES APPLICATIONS • Nous utilisons déjà l’intelligence artificielle avec les chatbots, les assistants vocaux, certains réseaux sociaux, la voiture autonome…
  • LES CRAINTES • Les robots vont-ils voler nos emplois ? Prendre le pouvoir sur l’homme ? La compétition pour la supériorité de l’intelligence artificielle déclenchera-t-elle la Troisième Guerre mondiale ? Nombreuses sont les peurs liées à ces avancées technologiques.

Une équipe de chercheurs de l’université de Stanford a mis au point un programme d’intelligence artificielle capable de prédire la mortalité d’un patient.

En utilisant un algorithme d’intelligence artificielle (IA) pour prédire la mortalité, une équipe de recherche de l’université de Stanford espère améliorer le calendrier des soins palliatifs des patients atteinte de maladies incurables. Lors des tests, le système s’est révélé extrêmement précis, prédisant correctement les taux de mortalité dans 90% des cas. Mais si le système est capable de prédire quand un patient pourrait mourir, il ne peut toujours pas dire aux médecins comment il est arrivé à sa conclusion. Pronostiquer la mortalité est difficile.

En effet, les médecins doivent tenir compte de tout un tas de facteurs, allant de l’âge et des antécédents familiaux du patient, à sa réaction aux médicaments, ainsi qu’à la nature même du mal qui l’affecte. Lorsqu’un patient a peu de chances de vivre au-delà d’une année, son traitement est transféré à une équipe de soins palliatifs qui s’efforce de rendre les derniers jours ou mois du patient aussi exempts de souffrance que possible. A cette fin, ils s’attachent à gérer la douleur, la nausée, la perte d’appétit, voire la confusion mentale, tout en apportant un soutien moral et psychologique au patient, ainsi qu’à ses proches.

160.000 dossiers mis à contribution

De fait, il arrive parfois que les médecins soumettent le malade à des examens complémentaires, ainsi qu’à des traitements douloureux et très contraignants, alors que des soins palliatifs seraient souvent bien plus appropriés. Et, à l’inverse, s’ils sont admis trop tôt, cela entraîne l’arrêt des traitements destinés à lutter contre la maladie et, par conséquent, l’imminence de sa mort. Il est donc essentiel de trouver le bon timing, c’est pourquoi le chercheur Anand Avati et son équipe de l’université de Stanford ont développé un système qui utilise une forme d’intelligence artificielle, qu’on appelle plus couramment le « deep learning » (ou « apprentissage profond », en bon français), qui permet à un réseau de neurones d’artificiels copiant le cerveau humain, d’assimilier des quantités immenses d’informations.

Dans notre cas, le programme a été formé grâce aux données des dossiers médicaux de 160.000 patients adultes et enfants admis à l’hôpital Stanford ou à l’hôpital pour enfants Lucile Packard. Les malades en question souffraient de toutes sortes d’affections, allant du cancer aux maladies neurologiques, en passant par l’insuffisance cardiaque ou rénale. L’IA a examiné en détail les diagnostics, le type de traitements, ainsi que les médicaments que chaque patient prenait.

L’IA a prédit avec succès la mortalité du patient dans 9 cas sur 10

Armé de ses nouvelles capacités, l’algorithme a été chargé d’évaluer les 40.000 patients vivants. Il a été capable de prédire avec succès la mortalité des patients sur une période de trois à douze mois dans neuf cas sur dix – les patients ayant moins de trois mois de durée de vie n’ont pas été pris en compte, car cela ne laisserait pas suffisamment de temps pour les soins palliatifs. Ainsi, près de 95% des patients qui avaient été évalués avec une faible probabilité de mourir au cours de cette période ont vécu au-delà d’un an.

L’étude pilote s’est avérée fructueuse et les chercheurs espèrent maintenant que leur système sera appliqué plus largement. L’algorithme de prédiction de la mort n’est pas destiné à remplacer les médecins, mais offre un outil complémentaire qui permet d’améliorer l’exactitude des prédictions, comme l’expliquent les chercheurs de Stanford dans leur compte-rendu. Surveiller les patients à risque de manière continue est une tâche quasiment impossible à accomplir pour les professionnels de santé. En effet, les ressources dans ce secteur sont minces, notamment concernant la dotation en personnel.

De quoi améliorer la fin de vie des malades ?

Notre société a tendance à médicaliser la fin de la vie, ce qui rend souvent l’hospitalisation incontournable. Le domicile reste, en effet, le parent pauvre des politiques de développement des soins palliatifs en France. Ainsi, les personnes transférées à l’hôpital vont bénéficier le plus souvent de traitements à visée curative (62%), alors que l’intérêt thérapeutique n’est pas évident. A l’inverse, chez ceux ou celles qui restent à domicile, très peu vont bénéficier de soins palliatifs.

En France comme dans les autres pays occidentaux, on le sait, les décès avaient lieu principalement à la maison jusque dans les années 1950. Mais depuis, le domicile a progressivement cédé la place aux institutions, du type Ephad. Un peu plus de 50 ans plus tard, seulement un quart des Français décèdent chez eux, comme l’indiquait en 2010 l’enquête « Fin de vie en France » réalisée par l’Ined.

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Cyberattaques : les jeunes ultra-connectés sont les plus touchés

Née avec l’informatique, ayant grandi avec internet, on croyait la génération Y la plus à même d’éviter tous les pièges numériques. Selon le rapport annuel du spécialiste de la cybersécurité Norton by Symantec auquel LCI a pu avoir accès, 2017 a une fois de plus montré que les cyberattaques touchaient plus facilement les ultra-connectés en trop grande confiance.
Depuis plusieurs années, Norton by Symantec livre son rapport annuel sur les cyber-risques. Et 2017 montre une fois de plus que ce sont les générations qui se pensent les plus à l’abri des cyberattaques qui en pâtissent le plus par excès de confiance, en France comme ailleurs.

« On a besoin d’une prise de conscience des cyber-dangers qui arrivent. » Laurent Heslault, directeur des stratégies de sécurité chez Symantec, sait combien il est difficile de faire entendre raison aux internautes et autres utilisateurs de produits informatiques. « C’est toujours stupéfiant de voir des comportements en ligne étranges que personne n’aurait dans la réalité », nous explique-t-il au moment de prendre connaissance du nouveau rapport Norton by Symantec sur les cyber-risques. 2017 n’échappe pas à la règle.

Une fois encore, comme les années précédentes, les cyberattaques ont été de plus en plus nombreuses. On estime à 978 millions le nombre de personnes qui en ont été victimes pour un préjudice estimé à 146,3 milliards d’euros, selon une enquête menée dans 20 pays dont la France où plus de 19 millions de personnes (6,1 milliards d’euros de pertes financières) auraient été la cible d’acte de cybercriminalité l’an dernier. C’est tout simplement près de 42% de la population adulte française sur internet qui a été touchée. Et l’on compte en moyenne 16 heures passées par chacun pour tenter de réparer les dommages causés par des ransomwares, des vols d’identités, des délits bancaires, des arnaques en ligne… autant d’actes considérés comme de la cybercriminalité.


Les victimes : les jeunes ultra-connectés en confiance
On croit toujours à tort que les populations les plus exposées et à même de se faire avoir sont les personnes âgées ou celles peu à l’aise avec les technologies. La dernière étude Norton by Symantec révèle qu’il s’agit en fait des ultra-connectés, possédant de multiples appareils chez eux ou en déplacement. Ces personnes sont connectées en permanence et ont donc perdu toute notion de méfiance vis-à-vis des produits qu’elles utilisent à outrance. On estime ainsi à 25% le nombre de victimes françaises de cybercriminalité qui possèdent un appareil intelligent capable de traiter, diffuser ou recevoir du contenu. Alors que, parmi les non-victimes, seulement 13% possèdent ce type d’appareil connecté. De même, trop en confiance, les victimes ultra-connectées ont tendance à multiplier les achats sur mobile.

« On pense toujours que les générations ultra-connectées sont plus matures face à la cybercriminalité alors qu’elles sont en fait les plus vulnérables en matière de sécurité informatique la plus basique », fait remarquer Laurent Heslault. La génération Y qu’on considère comme la plus nombreuse ou la plus connectée « n’a pas de méfiance dans la vie réelle ni en ligne. C’est celle du ‘naturisme numérique’ et de l’ultra-présence sur les réseaux sociaux. La jeune génération actuelle est mieux préparée car elle a été préservée et préparée par les grands frères et sœurs. Elle fait jouer la discrétion sur les réseaux, prend des pseudos et partage moins. »

C’est finalement une question de surconfiance envers ses capacités face à la technologie qui piège les utilisateurs. Ainsi, en France, les victimes ont tendance à utiliser le même mot de passe en ligne sur tous les comptes (23% contre 12% des non-victimes) ou à confier le mot de passe d’au moins un compte à un tiers (41% contre 21%). Même celles qui utilisent différents mots de passe ont tendance à les stocker dans un fichier sur l’appareil.

Plus inquiétant, les victimes de cyberattaques se pensent à même de protéger leurs données contre une attaque (43%) ou pensent leurs risques faibles (25%). « On a l’impression que ça n’arrive qu’aux autres », ajoute-t-il, reprochant que, malgré la multiplication des affaires de piratage, trop nombreux sont les internautes qui se croient à l’abri et négligent toute protection la plus élémentaire. « Cette déconnexion souligne la nécessité de revenir à des fondamentaux pour assurer pleinement son rôle dans la prévention de la cybercriminalité et rééduquer », déclare-t-il. Il faut dire que, pour 45% des Français, installer un logiciel espion sur l’appareil d’un tiers, lui dérober des informations personnelles ou accéder à son compte bancaire sans son autorisation peuvent parfois être des comportements acceptables. « Pour certains, ce n’est pas aussi grave que de voler dans la vie réelle. Ca en dit long sur le décalage existant encore entre ce qu’on tolère en ligne et dans la vraie vie. Quand les internautes auront fait le parallèle, ils auront grandement progressé dans leur rapport à la cybersécurité », conclut-il.

Le ransomware, la nouvelle plaie informatique

En 2017, les fichiers numériques de près d’un Français sur 10 ont été pris en otage contre une rançon. Plus d’un piraté sur cinq (22%) a accepté de payer pour récupérer ses fichiers (contre 64% aux Etats-Unis). Et ce chiffre pourrait encore croître d’après l’étude. Selon Norton by Symantec, 50% des Français reconnaissent ne jamais faire de sauvegarde de leurs appareils ou bien installer les mises à jour. Une façon de s’exposer dangereusement aux risques d’attaque et de perdre potentiellement toutes ses données en un clic. Pourtant, selon Laurent Heslault, il ne sert à rien de payer. « Un tiers des ransomwares ne se déchiffrent pas et donc payer ne sert à rien », prévient-il. « Ne pas accepter de payer casse le business model de ces hackers. D’où l’importance d’avoir toujours une sauvegarde de secours pour ne pas s’exposer au piratage. »

Parmi les faits étonnants pour lesquels les Français ne semblent pas s’inquiéter, il y a la protection des appareils mobiles. Quelque 15% des sondés ne mesurent pas les risques encourus à ne pas avoir de protection. Ils sont aussi près de 89% à ne pas envisager de risque en utilisant un wifi public. « Il ne faut surtout pas profiter d’une connexion wifi pour aller sur le site de votre banque ou tout autre site sensible. Ce serait comme laisser quelqu’un regarder par votre épaule », avance Laurent Heslault. Mais il sait aussi rassurer et rappeler qu’en France, « nous ne sommes pas si mauvais face à la cyber criminalité. Nous faisons partie du Top 10 des pays visés car nous avons une grosse infrastructure internet et beaucoup d’utilisateurs. Donc ça tente les pirates. »

En vidéo

Cybercriminalité : la demande de rançon numérique fait des dégâts

Les conseils de Norton by Symantec pour se préserver au maximum
1. Toujours être à jour de son logiciel : vérifier les mises à jour de sécurité et les installer sur votre PC comme vos appareils mobiles. Ne pas opter pour un simple antivirus qui ne sert plus aujourd’hui qu’à protéger moins d’un pourcent des cas. Il faut choisir une suite de cyber sécurité capable de prévoir de multiples types d’attaque.

2. Faire des copies de sauvegarde de vos données à l’aide de disques durs externes ou d’un service cloud : les disques durs présentent l’avantage d’être généralement déconnectés de l’ordinateur et d’éviter ainsi qu’un ransomware s’attaque à toutes vos données. Si vous choisissez l’option cloud, vérifiez les conditions générales de vente et assurez-vous que vous serez bien protégés, ce qui n’est pas souvent le cas avec des formats gratuits.

3. Apprendre les pièges des réseaux wifi publics : sachez que tout ce que vous consultez, votre navigation sur le web ou votre usage d’application lorsque vous êtes connectés à un wifi gratuit peuvent être consultés et divulgués. Evitez au maximum la navigation sur des sites utilisant vos données personnels (mails, banque, services divers, etc.). Si vous ne pouvez vous en empêcher, installer un réseau privé virtuel (VPN) sur votre appareil pour sécuriser la connexion et garantir votre confidentialité.

4. Faire attention à ses objets connectés : la nouvelle faiblesse des utilisateurs est désormais dans ces millions d’appareils connectés qui ont envahi les intérieurs des logements et qui sont connectés au wifi ou en 4G. Rare sont les acheteurs qui pensent à changer le mot de passe par défaut. Si vous n’entendez pas le connecter à internet, désactiver l’accès à distance ou protégez-le au maximum.

5. Multiplier les mots de passe : n’utilisez jamais le même mot de passe pour tous vos services. Oubliez d’y mettre votre prénom, nom, date de naissance, ville, nom de votre chien ou de votre enfant. Laissez tomber les AZERTY et autres 123456 tellement faciles à deviner pour les pirates que ça en devient lassant. Plus le mot de passe est long, parsemé de majuscules et de symboles, mieux c’est ! Et n’hésitez pas à le changer régulièrement, notamment si vous avez consulté des sites qui ont été piratés (LinkedIn, Yahoo, Facebook, Orange, etc.).

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Mais qu’appelle-t-on réellement une smart city ?

« Smart city » : de Denver à Dijon, ces projets pour une ville plus intelligente et écolo

DEMAIN – Partenaire du Prix Entreprises pour l’environnement (EpE), LCI vous livre pendant un mois des articles autour de la thématique digital et environnement. Aujourd’hui, gros plan sur la ville du futur qui se veut plus responsable, notamment sur son empreinte écologique.
Devenir une ville plus intelligente, plus consciente, plus économe et plus responsable. Le rêve de chacun qui prend forme depuis plusieurs années grâce à l’apport des nouvelles technologies. Mais qu’appelle-t-on réellement une smart city ? Il s’agit en fait d’une ville qui se (re)construit autour de ses habitants, de leurs usages, en développant un réseau d’information permettant d’optimiser les ressources dans différents domaines (économie, environnement, communauté, équité, etc.). Tout cela repose essentiellement sur une bonne gestion des données numériques afin d’améliorer les installations publiques, les transports en commun, l’énergie et autres points convergents de la ville qui répondent aux besoins des citoyens, mais aussi des institutions et des entreprises. De rendre la ville plus vivante et vivable en somme.

Bien que technologique, la smart city se veut aussi une réponse au changement climatique. Cela peut prendre la forme d’une meilleure gestion de l’immobilier en centre-ville pour éviter l’étalement géographique coûteux en infrastructures et en énergie, la réduction de la production de déchets grâce à des systèmes de recyclage ou récupération souterrains, la production d’énergie solaire sur les bâtiments ou à partir de ces mêmes déchets… Selon Vitamin, bureau de tendances et prospective, il y aura plus de 50 milliards de données numériques en circulation en 2020. De quoi alimenter ces smart cities et multiplier les bonnes idées.

Des tentatives dans le monde entier

Depuis les années 1980, ce concept anglo-saxon fait des émules à travers le monde. A Singapour, un système de caméras s’intéresse au déplacement des populations. Cela a des effets sur la propreté des espaces publics, la densité de population à certains endroits et même le trafic des véhicules. Cela permet aussi de détecter les personnes fumant en dehors des zones autorisées. A Dubai, 50 services « intelligents » ont été lancés via l’introduction d’une appli qui gère aussi bien les contraventions adressées aux conducteurs pris en flagrant délit par les caméras que les factures d’électricité ou bien les plaintes pour violence à la police.

A Barcelone, on estime que la mutation vers la ville intelligente va permettre des millions de dollars d’économies à l’aide de capteurs qui pourront utiliser les éclairages publics quand il y en a besoin, mieux fluidifier le parking en ville en récoltant les informations sur l’occupation des places. A Paris, un projet mesure les déplacements, la pollution atmosphérique et sonore dans différents endroits de la capitale, mettant le tout sur une plateforme Open Data. Los Angeles a placé des capteurs dans les conteneurs à ordures pour mieux gérer ses collectes. En partenariat avec le français Navya, Las Vegas teste du transport en commun électrique autonome tout comme Chicago ou Lyon.

L’exemple réussi de Denver

En 2016, Denver et le fabricant électronique Panasonic ont annoncé un partenariat afin de transformer une partie de la ville du Colorado en smart city. Cela passait par la transformation de la région autour de l’aéroport en hub technologique, optimisant la consommation d’eau et d’énergie ainsi que les transports et la sécurité. En analysant en temps réel le trafic routier et piéton, le projet CityNow, porté technologiquement par la firme japonaise, rend l’éclairage public intelligent, gère la collecte et le stockage de l’énergie solaire. Denver a centré son projet autour de la mobilité intelligente, mais aussi de la santé digitale à portée de tous avec le déploiement dans des zones résidentielles d’outils de télémédecine et d’identification biométrique.

Deux ans plus tard, les efforts de la collaboration portent leurs fruits. La smart city est équipée de wifi, de caméras de sécurité, de capteurs environnementaux, de kiosques interactifs. Elle s’est aussi dotée d’un micro-réseau capable de prendre le relais en cas de panne de courant généralisée et d’alimenter la zone test durant 72 heures. En partenariat avec le ministère des Transports du Colorado, le système Road X a été mis en place pour permettre la communication entre les infrastructures et les voitures afin de réduire le nombre d’accident. Road X suggère des itinéraires basés sur le trafic en temps réel. Il peut aussi envoyer des messages aux conducteurs pour leur signaler un problème de conduite. Des navettes autonomes, conçues avec le français EasyMile, vont entrer en fonctionnement entre la gare ferroviaire et des stations de bus.

Dijon, la tentative française

En France, l’agglomération de Dijon (24 communes) a lancé un vaste programme de 53 millions d’euros d’investissements pour connecter son espace public. Les équipements vont être modernisés dès 2018. Un premier pas dans la mutation en smart city. La gestion de l’éclairage, de l’énergie, de la vidéosurveillance et de la voirie sera pilotée depuis un seul et même poste de commandement (contre six actuellement). Dijon espère ainsi réaliser des économies d’échelle conséquentes en termes d’énergie et d’intervention.

Les entreprises Bouygues Energies et Services, Citelum (filiale d’EDF), Suez et Capgemini seront en charge de la gestion centralisée. Pour cela, le mobilier va être repensé pour utiliser des capteurs ou LED moins énergivores. D’autres à basse radiation vont monitorer l’environnement afin de récolter un maximum de données (pollution, température, bruit, etc.). Et la fibre sera installée dans la métropole pour faciliter notamment le déploiement des informations. Gestionnaire et communes ont promis de mettre à disposition les données récoltées afin de permettre à d’autres acteurs de participer à la transformation intelligente. Au-delà de la simple avancée technologique et d’une amélioration de la gestion de la ville, l’implantation de tous ces services permettra aussi de créer une quarantaine d’emplois.

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Shot de dopamine : c’est ce que Facebook fait a votre cerveau

Shot de dopamine : ce que Facebook fait au cerveau de mon amie Emilie

« le défi initial de Facebook  » avait été pour son « fondateur » de faire élire la fille la plus jolie du campus et de remarquer tout de suite les excès possible en cherchant à faire élire la fille la plus moche du campus..

Face à son ampleur grandissante, les propos à charge contre le géant des réseaux sociaux se multiplient. Une histoire de dopamine a retenu notre attention.

L’autre soir, alors que je traînais (encore) mon être sur les réseaux sociaux, je reçois un message d’une amie. C’est Emilie qui a « absolument » besoin d’un conseil : elle se prépare à changer sa photo de profil. Le truc, c’est qu’elle hésite, elle ne veut pas se planter tu vois. Elle a deux options.
Sur la première, on voit son reflet dans un miroir accroché au plafond de quelque part, c’est globalement noir et blanc et flou (j’ai nommé la photo « Ah bon je suis stylée »). Sur l’autre, on la voit sur la plage, lunettes de soleil sur le nez et poitrine bombée (c’est la classique « Ah bon je suis bonne »).
Emilie me demande de ne pas trop traîner à répondre « parce que là c’est le bon moment pour poster ». Ce jour là, sur mes bons conseils, elle a fait un carton virtuel (j’ai choisi la plage) et elle m’a envoyé un truc genre « BOUYAA ».
J’ai trouvé ça drôle et inquiétant. Le comportement d’Emilie illustre parfaitement les récentes sorties virulentes d’anciens dirigeants de Facebook dénonçant les problèmes d’addiction à la plateforme qu’ils ont créée.

« We did it anyway »

Cet article de The Verge résume bien les déclarations tenues, en novembre dernier, par Sean Parker, ancien président de Facebook, qui se présente aujourd’hui comme un « objecteur de conscience ».
Lors d’un évènement tenu par le média Axios, Sean Parker expliquait que le défi initial de Facebook avait été le suivant :
« Comment pouvons-nous consommer un maximum de votre temps et de votre attention ? »Parce que c’est bien beau de construire un monde plus ouvert et plus connecté, mais ça fait pas bouillir la marmite.
Sean Parker explique comment les créateurs de Facebook ont imaginé un système fondé sur une « boucle de rétroaction de validation sociale » basée sur des shots de dopamine (susucres) envoyés au cerveau.
Des boucles dites de rétroaction ou de feedback qui vous poussent ensuite à publier encore, et constamment. Parce que vous voulez plus de like, de cœurs, de « trop belle ma chérie ».
« C’est exactement le genre de trouvaille d’un hacker dans mon genre : vous exploitez une faille dans la psychologie humaine.Et je crois que les inventeurs, les créateurs – c’est moi, c’est Mark [Zuckerberg, ndlr], c’est Kevin Systrom pour Instagram, ce sont tous ces gens – nous avions conscience de cela. Mais nous l’avons fait quand même. » 

Le cerveau de nos enfants

Pas besoin d’être psy pour voir que les réseaux sociaux – c’est Facebook, mais aussi Twitter, Instagram, Snapchat, etc. – nous rendent un peu fous.

C’est votre mec qui regarde Instagram quatre fois pendant le dîner parce qu’il vient de poster une vidéo de ses spaghetti, votre belle-mère qui raconte sa thalasso en live, votre meilleur ami qui live-tweete son dîner de Noël. « Ça change littéralement notre relation à la société, aux autres (…). Et Dieu seul sait ce que ça fait aux cerveaux de nos enfants ! », dit Sean Parker.Cela l’active en tout cas. Regardons du côté de la chimie cérébrale.
Selon une étude de plusieurs psychologues de l’Université californienne UCLA, lorsque nous découvrons du contenu digne d’intérêt sur les réseaux sociaux, l’une des premières régions de notre cerveau à s’activer est le carrefour temporo-pariétal : la zone du cortex qui nous pousse à échanger avec nos semblables.
C’est-à-dire que notre réaction inconsciente à un nouveau contenu va être de se demander s’il est susceptible d’intéresser les autres. Et ça, c’est le share de Facebook, qui a tout compris.
On partage un article, une chanson ou une photo de soi.
Ensuite les likes, commentaires, identifications et autres invitations, toutes ces petites récompenses pour lesquelles il suffit d’actionner de simples leviers, donnent l’impression d’être entouré d’amour (et déclenche la chimie du bonheur, le couple ocytocine et dopamine etc).
La dopamine permet la boucle. C’est un neurotransmetteur qui joue un rôle dans la motivation et le système de récompense.

La cocaïne et Facebook 

Ofir Turel, qui a étudié le cerveau d’étudiants dont certains étaient accros à Facebook, a montré que certains d’entre eux réagissaient plus vite aux stimuli du réseau social qu’à ceux du Code de la route.
Son étude a notamment montré que l’utilisation de Facebook active l’amygdale, zone du cerveau impliquée dans l’évaluation de la valence émotionnelle des stimuli sensoriels. Et le striatum, où se joue, en collaboration avec la dopamine, ce qui est de l’ordre du motivationnel.
Le chercheur de l’université Fullerton en Californie a commenté :
« Quand on regarde le cerveau des gens qui ont une addiction à Facebook ou à la cocaïne, il y a des similitudes et des différences. Les deux groupes ont un surcroît d’activité dans les zones motivationnelles du cerveau, mais dans le cas de drogués seulement, on voit des perturbations dans les zones liées à l’inhibition. »Chez les accros à Facebook. Hypothèse : comme l’utilisation de Facebook n’est pas encore perçue comme toxique ou négative, les zones liées au contrôle du comportement ne sont pas encore mobilisées par les utilisateurs.

Utilisation hardcore

Bref, Facebook est un joli foyer d’émotions positives.
Laurent Karila, psychiatre à l’hôpital Paul Brousse (APHP) et auteur, avec Annabel Benhaiem, de « Accro ! » (éd. Flammarion, 2013) décrit un « neuromarketing addictif ». Il m’explique au téléphone, après que nous ayons été coupés par l’un de ses patients, justement addict aux écrans :
« Sur les réseaux, les gens peuvent se créer un hypervisage, par le biais d’une nouvelle sociabilité. Ils peuvent se créer une cyber-identité, pleine d’assurance, qui leur procure beaucoup de plaisir. Tellement qu’ils ne peuvent plus s’en passer et vont la vérifier tout le temps. »Mais Laurent Karila se veut rassurant :
« On peut parler d’une addiction aux réseaux sociaux, oui, il y a des mécanismes similaires à la drogue qui entrent en jeu. Mais les deux milliards d’utilisateurs de Facebook ne sont pas tous addicts. Tous les utilisateurs ne sont pas exposés de la même manière.Seules certaines personnes très vulnérables en font une utilisation hardcore. Des comportements qu’on trouve chez certains jeunes en particulier. »Alors OK, nous ne sommes pas deux milliards d’héroïnomanes. Mais deux milliards d’utilisateurs, c’est quand même plus du quart de l’humanité. Imaginez le nombre de shots de dopamine.

On vous en parlait déjà de ça dans cet article, où l’on citait James Williams (un ancien de Google cette fois). « Nous en sommes arrivés à une industrie de la persuasion à grande échelle, qui définit le comportement de milliards de gens chaque jour. Et seulement quelques personnes ont leurs mains sur les leviers. »

Les lynchages en Inde

Sean Parker n’est pas le seul ancien de Facebook à avoir exprimé des inquiétudes et des remords. Plus récemment, Chamath Palihapitiya, ancien vice-président de Facebook, s’est aussi positionné publiquement sur la question, lors d’une conférence à la Standford Graduate School of Business.
Dans cette intervention filmée, celui qui était chargé de la croissance de l’audience, exprime une « énorme culpabilité » pour avoir participé au succès de Facebook. Il évoque aussi ces « boucles de rétroaction » basées sur la dopamine, mais il va encore plus loin :
« Nous avions conscience, au fond, que quelque chose de mal pourrait arriver. (…) Je crois que nous avons créé des outils qui déchirent le tissu social. Nous en sommes vraiment là. »Pour illustrer son propos, Chamath Palihapitiya (qui a depuis rétropédalé sur sa page Facebook) revient sur cet incident survenu en Inde au mois de mai : après la diffusion d’un spam (ce que l’intéressé nomme un hoax) sur la messagerie cryptée WhatsApp, des émeutes ont éclaté dans un petit village du Jharkhand, menant au lynchage de sept personnes par une foule en délire.
« C’est à ça que nous avons affaire. Et imaginez, si on pousse le raisonnement à l’extrême, comment des acteurs mal intentionnés pourraient ainsi manipuler un grand nombre de personnes. »

« Vous êtes programmés »

En novembre encore, le New York Times publiait les remords de Sandy Parakilas, une ancienne cadre de l’entreprise, qui s’inquiétait à propos des questions de vie privée.
On pense aussi à Antonio Garcia Martinez, qui avait travaillé deux ans chez le géant des réseaux sociaux, avant d’écrire « Chaos Monkeys » (HarperCollins, 2016), un livre dans lequel il décrit d’un ton décapant son quotidien à l’époque. De son côté, Chamath Palihapitiya nous interpelle :
« Vous ne le comprenez pas, mais vous êtes programmés. Maintenant, c’est à vous de décider ce que vous voulez abandonner, à quel point vous êtes prêts à renoncer à votre indépendance intellectuelle. »Sa solution ? Faire un break avec les réseaux sociaux, tout simplement. Lui-même interdit « cette merde » (sic) à ses enfants.

Changer nos comportements

« Cette merde » ne se cache même plus. La start-up Dopamine Labs, qui a été fondée par un neuropsychologue et un neuroéconomiste (oui c’est une profession), a récemment reçu des critiques similaires à celles formulées contre Facebook.
Leur idée ? Ils proposent aux entreprises de rendre leurs applications addictives grâce à des processus faisant appel à l’intelligence artificielle.

T. Dalton Combs, l’un des fondateurs de la boîte, s’expliquait dans un article de Slate, créer de l’addiction par de l’habitude, des message de félicitation et toutes sortes de « susucres » numériques :  « Ce que nous essayons de montrer, c’est que ces technologies qui changent le comportement des gens peuvent être utilisées de façons différentes.Pour le moment, c’est surtout utilisé par les réseaux sociaux, ou les publicitaires, pour augmenter le temps d’utilisation de leurs plateformes.Mais elles peuvent aussi être utilisées pour vous aider à prendre vos médicaments à l’heure. Ou pour aller régulièrement à la gym. » Voyez ce monde où l’on sera accueillis à la salle de gym par les vibrations de notre portable. Des like de nos amis, des confettis sur Messenger et des « go Juliette, go ».

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